Pathétique !

La blague de François Hollande qui vexe les Algériens

François Hollande lors du dîner pour le 70e anniversaire du Crif, le 16 décembre 2013 à Paris.

Lors d’un discours, François Hollande a plaisanté en évoquant le retour « sain et sauf » de Manuel Valls après une visite en Algérie. Une plaisanterie peu appréciée de l’autre côté de la Méditerranée.

« Pathétique. » Le journal El Watan n’est pas tendre avec les « facettes d’humoristes » de François Hollande, dénonçant une « plaisanterie de mauvais goût » du président de la République sur l’Algérie.

Lors d’un dîner lundi 16 décembre au Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, François Hollande a lancé une boutade sur un déplacement de Manuel Valls de l’autre côté de la Méditerranée.

 Monsieur le ministre de l’Intérieur revient d’Algérie sain et sauf, c’est déjà beaucoup

sourit le chef de l’État face à son auditoire.

L’événement a suscité de nombreuses réactions, parfois très virulentes, sur le web, note le site Tout sur l’Algérie et derrière la boutade pourrait bien se cacher un incident diplomatique, à en croire El Watan.

Le quotidien algérien évoque « un nouveau coup de froid à l’horizon dans les relations » entre les deux pays. Commentaire du journaliste : « Décidément, il n’est pas encore révolu le temps des petites phrases assassines, échanges véhéments de propos incendiaires qui mettent sous haute tension les relations entre les deux capitales. »

La maladie d’un Président…

Peu de gens le savent, mais le président de la République souffre depuis longtemps d’affablite aiguë, une maladie rare découverte au Canada par le professeur Fellows.

L’affablite (de «affable») entraîne chez le malade une dégénérescence du pouvoir de décision : «effrayé à l’idée de déplaire, le sujet hésite, oscille, balbutie et agit sans jamais trancher».

Ce trouble lié à une lésion du cortex orbito-frontal frappe très tôt le jeune François.

Traumatisé par un père d’extrême droite, qui en 1968 oblige toute la famille à quitter Rouen pour déménager à Paris, l’enfant (qui doit abandonner ses jouets et tous ses copains) jure au cerisier du jardin de ne jamais heurter personne. Pour le petit provincial, l’arrivée à Paris provoque un choc : avec ses lunettes de vue et son sourire d’ange, il devient vite la risée des cours de récré. D’accord avec tout le monde, incapable de choisir une bande, on le surnomme «Danessa», célèbre crème dessert des années 60. François tergiverse en permanence : sport ou étude, vélo ou patin, fille ou garçon… Danessa ou Dalida ? Ses premières amours sont compliquées, il ne sait pas dire non. François multiplie les volte-face.

En 1976, alors qu’il réussit à se faire réformer du service militaire, il change d’avis, fait annuler la décision et décroche le grade de lieutenant de réserve (de réserve… il n’est pas certain de vouloir être lieutenant à part entière). Inquiète, sa mère, Nicole, assistante sociale, le pousse à faire un métier où il n’y a aucune décision importante à prendre.

Lorsque François lui annonce qu’il veut être commandant de bord, elle est catastrophée : «Sur un Paris-New York, si un passager souhaite atterrir à Hawaï, François est capable de détourner l’avion pour le satisfaire.» Au grand soulagement de Nicole et de l’histoire du transport aérien, une sévère myopie empêche notre héros de réaliser son rêve.

Qu’à cela ne tienne, il fera de la politique ! Nicole est effondrée. Sitôt admis à l’ENA, il tombe sous le charme de la jeune Ségolène. Fille de militaire, mademoiselle Royal (baptisée «Miss Glaçon» par ses camarades de promotion) a l’habitude de commander. Ravi, François se tient au garde-à-vous. Trente-cinq ans de bonheur et une sexualité sous les ordres exclusifs de Ségolène : «A mon commandement, présentez arme… Fixe ! En avant marche… Repos !»  Quatre enfants, mais pas de mariage, Ségolène n’a jamais voulu s’y risquer. Au maire qui aurait demandé à François s’il voulait la prendre pour épouse, il aurait été capable de répondre «peut-être».

Au début des années 2000, François rencontre une femme encore plus autoritaire que Ségolène : Valérie Trierweiler, une vraie tweeteuse, une mante religieuse prête à avaler son partenaire après s’être accouplée. Ségolène menace, tempête, rien n’y fait. Pendant des années, François hésite, passe de l’une à l’autre, confond leurs prénoms, demande à revenir… mais, épuisée, Miss Glaçon coupe définitivement les ponts en 2007. François ne choisit pas, on choisit pour lui. Une attitude qu’il reproduit en politique.

A chaque élection gagnée, la joie de son entourage se teinte d’inquiétude, les commentaires vont bon train : «A Tulle, s’il hésite entre faire construire un rond-point ou un tunnel, il fait faire les deux, l’automobiliste a l’embarras du choix… mais Tulle n’est pas la France !»

Longtemps, Nicole, sa maman, suppliera ses proches de ne jamais lui donner les codes nucléaires s’il devient un jour président. «François n’est pas va-t-en-guerre, mais pour faire plaisir, il est capable de tout.»

Aujourd’hui, François est devenu président… Avec le stress lié à sa fonction, les crises d’affablite s’accentuent : intervenir ou pas, Brégançon ou la Lanterne, cour d’honneur ou grille du coq, droite ou gauche, Valls ou Montebourg ? (prenez les deux ont susurré ses proches, comme ça, vous n’aurez pas à choisir). Tout est sujet à discussion. Pour son premier sommet européen à Bruxelles, il part en train, mais revient en voiture : ne froisser ni la SNCF ni son chauffeur. Même chose pour son régime. François veut ménager son cuisinier et son diététicien, alors il choisit d’être gros six mois sur douze.

Heureusement que Ségolène et Valérie détestent toutes deux les cheveux blancs, sinon il se serait teint la moitié du crâne, se lamente un proche.

Caractéristique de l’affablite : plus les décisions à prendre sont cruciales, plus les symptômes sont aigus. «On passe notre temps à faire tampon, se lamente un ministre en off. Le Président fait voter le mariage gay, mais accorde une liberté de conscience aux maires. Pareil pour l’affaire Cahuzac : François savait depuis des mois, mais ne voulait pas faire de peine à l’ami Jérôme, « saura-t-il rebondir, retrouver un travail, ne pourrait-on pas lui financer une clinique d’implants capillaires ». Quant à l’affaire Léonarda, les Français ne connaîtront jamais toute la vérité. Il souhaitait l’adopter avec Valérie, l’héberger à l’Elysée, la prendre en garde alternée : quinze jours à l’Elysée, quinze jours au Kosovo… On n’a pas pu l’empêcher de parler, mais on a limité une partie du désastre.»

Source Libération

 

La citoyenneté

Unknown-4Le projet politique  est  tout aussi  nécessaire de nos jours, tant il  est  largement absent dans le domaine des réalisations concrètes:  nous n’observons jamais autour de nous cette conciliation de l’intérêt  et  de la justice, de la souveraineté et  de  l’obéissance. Nos sociétés sont dominées par une situation typiquement tyrannique: quelqu’un commande,  sans pourtant obéir;  quelqu’un obéit,  sans pourtant commander.

En  d’ autres termes, on a détaché la fonction souveraine de participer à l’élaboration des lois, fonction qui  appartient au peuple, de la nécessité d’obéir aux lois que nous mêmes avons contribué à  promouvoir : situation qui manifeste la rupture du  pacte social et  requiert une réaction même violente qui reconduise la société vers la justice

Pourtant, nous avons l’habitude de qualifier nos sociétés de démocratiques,  ne serait-ce que parce que nous en  élisons nos représentants,  et  un certain  nombre de révolutions démocratiques actuelles se fondent sur l’exigence de pouvoir choisir et  déposer librement ceux qui  sont chargés de gérer  la société.

Il  s’agit certes d’un progrès par rapport  aux régimes fondés exclusivement sur la force. Mais avant même de nous comporter  comme des modèles,  il nous faut réfléchir sur les défauts inhérents à notre système politique.

Déjà sur la tendance «  de tout gouvernement à  dégénérer »,  c’est  à  dire à  se substituer au  souverain,  nous conduit à être un peu plus critiques par rapport  aux pratiques politiques courantes.

Plus fondamentalement, la délégation de pouvoirs, le fût-elle par le biais d’élections,  est  une délégation de souveraineté,  qui  par essence est inaliénable. Il est  donc patent que l’on soit conduit  à  prendre de la distance par rapport  aux faits politiques réels.