Pourquoi il ne faut pas tuer les araignées dans sa maison ?

Avec l’agoraphobie, la peur de l’avion ou la claustrophobie, l’arachnophobie fait partie de nos peurs les plus courantes. Pas question de les prendre à la légère, ces phobies peuvent gâcher la vie. Il faut les soigner. Pour autant, les araignées ne représentent pas de réel danger. Et sont même très utiles au quotidien. Démonstration.

Les araignées sont-elles dangereuses ?

Comme les requins, les araignées sont victimes d’une mauvaise réputation, largement exploitée par les films d’horreur et autres cinéma à grand frissons. Alors qu’en réalité, elles ne sont pas du tout dangereuses. Si dans les confins de l’Amazonie certaines tarentules et autre mygales peuvent présenter un danger pour l’homme,en France, on ne compte aucune espèce d’araignée dangereuse. Par ailleurs, sachez quel’araignée ne pique pas, elle mord. Et qu’en plus, elle ne s’intéresse pas du tout à la chair humaine. Mieux, le CO2 qu’on expire les repousse.

Pourquoi les araignées sont utiles dans la maison

Au menu des araignées, on compte les mouches, les moucherons, les moustiques et tous les petits insectes volants identifiés comme pénibles. Même sanction pour les cloportes, les puces et les punaises… En réalité, l’araignée est un véritable insecticide naturel et très efficace. Et beaucoup plus sain pour l’homme que les produits synthétiques à vaporiser. Elle mange chaque jour son poids en insectes. Au passage, sachez que l’araignée n’est pas un insecte, elle fait partie de la famille des arachnides. Autre particularité : les araignées se mangent entre elles. L’araignée est donc votre meilleure allié contre les araignées !

Pourquoi les araignées sont utiles à l’humanité

Parmi les milliers d’arachnides répertoriées, de nombreuses espèces sont étudiées à la loupe par les scientifiques. Certains biologistes analysent les veninspour trouver de nouveaux médicaments, comme ces chercheurs australiens qui ont identifié une protéine permettant de soigner les AVC. D’autres étudient les propriétés mécaniques et chimiques de leurs toiles, exceptionnellement résistantes, et qui pourraient aussi permettre de produire des pansements du futur. Comme tout le vivant, les araignées sont une exceptionnelle source d’inspiration en biomimétisme. Elles sont capables de prouesses que l’homme n’arrive pas, et de loin, à égaler.

Comment éloigner les araignées

Plutôt que de les écraser d’un revers de tong, mieux vaut donc tenir les araignées à distance. Parmi les solutions naturelles qui marchent pour vous débarrasser des araignées, on compte le marronnier d’inde. Si on le trouve en extrait dans les magasins bio, on peut aussi choisir d’aller chercher quelques brindilles ou bogues au pied des arbres du quartier, pour les disposer aux endroits de passage des belles adèles. Vous pouvez aussi disposer des feuilles de tomates. Si vous adorez leur parfum vert et gourmand, elle, le déteste. La pierre l’alun a les mêmes propriétés répulsives.

Et si malgré ces précautions vous croisez une araignée chez vous, un peu de courage et un geste très simple vous permettra de vous en débarrasser : prenez un bol et un morceau de carton. Retournez le bol sur l’araignée, glissez le carton dessous, et dirigez-vous vers la fenêtre où vous pourrez libérer l’arachnide, fier du devoir accompli.

 

Et soulagée !

 

L’homme de Cro-Magnon n’était pas un « dandy »

L’homme de Cro-Magnon qui a donné son nom à nos ancêtres avait le visage couvert de nodules

Le célèbre homme de Cro-Magnon a désormais un visage, marqué par de nombreux nodules bénins, dont un gros sur le front: il souffrait en effet d’une maladie génétique, selon une équipe de chercheurs français.

Découvert en 1868 dans la grotte des Eyzies (Dordogne), le squelette de Cro-Magnon 1 est celui d’un individu mâle Homo Sapiens datant de 28.000 ans environ.

Lire la suite « L’homme de Cro-Magnon n’était pas un « dandy » »

La journée des femmes, c’est aujourd’hui

Officiellement dédiée à la lutte pour les droits des femmes, la journée du 8 mars est souvent détournée à des fins mercantiles… en général très sexistes.

Chaque 8 mars, en France officiellement depuis 1982, nous célébrons la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. En théorie.

Lire la suite « La journée des femmes, c’est aujourd’hui »

80 pléonasmes à éviter !

Les pléonasmes les plus courants à éviter .


Le pléonasme est une figure de style bien souvent involontaire et que je traque régulièrement dans les manuscrits. Pour juste vous donner un exemple, on n’écrira jamais « monter en haut », car dans le verbe « monter », il y a déjà la notion d’aller en hauteur. D’où l’inutilité du complément qui ne fait qu’alourdir le texte.

Vous allez me dire, les pléonasmes, ils sont assez évidents, donc c’est facile de les éviter ! Oui, pour certains bien sûr, comme l’exemple que je viens de donner. Mais d’autres sont peut-être plus subtils et apparaissent sous nos plumes par des petits tics d’écriture ou des habitudes à l’oral.

Voici donc une petite liste, non exhaustive bien sûr, des pléonasmes récurrents que j’ai pu repérer au fil de mes relectures et corrections.

  • Au jour d’aujourd’hui : un grand classique de l’oral. Pour insister sur le fait qu’un événement se déroule effectivement ce jour. Mais « hui » signifiant ce jour, et aujourd’hui étant ainsi lui-même un pléonasme, « au jour d’aujourd’hui », ça fait un peu beaucoup, non ?
  • Reporter à une date ultérieure : si on reporte, c’est pour plus tard.
  • Prédire à l’avance : prédire signifie anticiper, donc forcément à l’avance.
  • Une opportunité à saisir : dans « opportunité » il y a déjà la notion d’élément intéressant qu’il fait saisir.
  • Un tri sélectif : le fait de trier, c’est sélectionner, mettre de côté, séparer. Donc sélectif.
  • S’avérer vrai : s’avérer = se révéler exact.
  • Opposer son veto : veto en latin veut déjà dire « je m’oppose ». Donc, il oppose son veto = il oppose le fait de s’opposer. On dira « mettre son veto ».
  • Optimiser au maximum : optimiser veut déjà dire améliorer, avec la volonté d’atteindre le meilleur.
  • Demander d’un air interrogatif : là aussi, redondance.
  • Le danger potentiel : « danger » signifie qu’un péril est susceptible de survenir. Il est donc nécessairement « potentiel ».
  • Voire même : on écrira « voire » ou « même » mais pas les deux en même temps !
  • Certains verbes avec « complètement » (ou autre synonyme) : « finir complètement », « abolir totalement », « éliminer, détruire totalement », par exemple ne sont que redondance. Soit on a fini, soit on n’a pas fini ; soit on abolit, soit on n’abolit pas, pas de demi-mesure.
  • Réserver à l’avance (un restau, un voyage) : dans « réserver », il y a déjà l’idée d’anticipation.
  • S’autogérer soi-même : dans « auto », il y a la notion de « soi ».
  • Comme par exemple : soit on écrit « comme », soit « par exemple », mais pas les deux.
  • Applaudir des deux mains : avec une seule, c’est moins pratique.
  • Un bip sonore : je ne connais pas les bips lumineux par exemple.
  • Le but final : un but étant une finalité en soi…
  • Coopérer ou collaborer ensemble : le préfixe « co- » invite déjà à être ensemble.
  • Crier fort : on peut difficilement crier en murmurant, à moins qu’on puisse murmurer en criant…
  • Consensus commun : il peut peut-être exister des consensus partagés par une seule personne, mais j’en doute.
  • Courte allocution : je préfère toujours un long discours !
  • Une dune de sable : de quoi d’autre la dune… ? De cailloux ? Ce n’est plus une dune alors.
  • Une fausse perruque : donc de vrais cheveux sur la tête ?
  • Ils se rapprochent les uns des autres : lorsqu’on se rapproche, c’est les uns des autres, non ?
  • La marche à pied : elle est plus fatigante que celle à vélo, je vous l’accorde.
  • Perfection absolue : la perfection invite déjà à la notion de ce qu’il y a de mieux.
  • Période de temps : pourrait-on imaginer une période qui soit autre chose que du temps ?
  • Petit détail : assez courant comme pléonasme ; maintenant, un détail reste un petit point, sinon ce n’est plus un détail.
  • Puis ensuite : l’un ou l’autre, mon capitaine !
  • Préférer plutôt : quand on préfère, c’est plutôt une chose qu’une autre, non ?
  • Repasser une deuxième (ou seconde fois) : avec « re- », on indique déjà qu’on recommence.
  • Mauvais cauchemar : rares sont les cauchemars joyeux.
  • Monopole exclusif : un monopole partagé n’est plus vraiment un monopole.
  • Tollé de protestations : tollé = levée de protestations.
  • Le seul et unique : peut-on être pluriel dans l’unicité ? Je laisse les philosophes répondre.
  • Unanimité totale : une décision peut-elle faire l’unanimité de la moitié des personnes ?
  • Surprendre à l’improviste : quand on est surpris, c’est forcément par surprise !
  • Retour en arrière : difficile d’imaginer un retour en avant je crois.
  • Geler de froid : certes, quand c’est froid, ça peut brûler aussi, mais bon.
  • Commencer d’abord : il faut bien commencer quelque part, mais ce sera forcément en premier.
  • Un taux d’alcoolémie : alcoolémie = taux d’alcool dans le sang. Donc le taux d’un taux ? Pas simple.
  • Le faux prétexte : un prétexte c’est quelque chose qu’on invente, donc c’est par essence faux, non ?
  • Caserne (ou garnison) militaire : je ne savais pas qu’il existait des garnisons civiles.
  • Populations civiles : parle-t-on a contrario de populations militaires ?
  • Lorgner sur : on « louche sur », mais « on lorgne » (transitif direct) les bons gâteaux qui sortent du four !
  • Le principal protagoniste : les protagonistes de second plan sont-ils encore des protagonistes ?
  • Talonner de près : pour talonner faut être dans les talons. Donc pas trop loin quoi.
  • Un hasard imprévu : prévoir les choses peut-il occasionner du hasard ?
  • Répéter deux fois : si on « répète » c’est qu’on a déjà dit, donc au moins une fois, ce qui fait deux en tout ! Mais on peut dire bien sûr « répéter trois, quatre, dix fois… »
  • Dresser les cheveux sur la tête : a-t-on des cheveux ailleurs ?
  • C’est de lui dont je parle : dans « dont » il y a déjà « de ». Donc « c’est lui dont je parle » ou « c’est de lui que je parle ». Mais pas un mélange des deux.
  • Démissionner de ses fonctions : de quoi d’autre sinon ?
  • Un revolver à barillet : un revolver est une arme à barillet.
  • Mitonner lentement : mitonner du vite-fait, le résultat n’est pas garanti !
  • L’apparence extérieure : l’apparence intérieure est assez compliquée à catégoriser.
  • Autorisation préalable : si on autorise une action ou autre, c’est forcément avant de la faire.
  • Avertir (pronostiquer) à l’avance : une fois que le truc est passé, on ne peut plus trop avertir.
  • Claquer bruyamment la porte : on peut essayer de la claquer doucement, mais cela fera toujours du bruit…
  • Continuer encore : on peut s’arrêter de continuer, mais si on continue, c’est encore et encore… (et c’est que le début…)
  • Cotiser à plusieurs : eh oui, « co-» cela veut dire ensemble.
  • Importer de l’étranger : importer du pays où l’on est déjà, c’est compliqué.
  • Illusions trompeuses (ou mirage trompeur) : n’est-ce pas le but de l’illusion que de tromper ?
  • Au maximum de son apogée : très lourd, là, l’apogée étant déjà le maximum par définition.
  • S’aider mutuellement : s’aider tout seul, c’est pas le mieux pour progresser.
  • Les perspectives d’avenir : celles du passé ne sont plus trop des perspectives.
  • Un bref résumé : un long résumé n’est plus un résumé.
  • Dépenses somptuaires : somptuaire = relatif aux dépenses, notamment inutiles, ou luxueuses. Des taxes ou impôts peuvent être somptuaires, mais ce seront toujours quelque part des dépenses.
  • Les étapes successives : les étapes se suivent déjà.
  • Les méandres sinueux : un méandre est déjà tortueux, pas la peine d’en rajouter.
  • Devenir par la suite (ensuite) : devenir avant n’est pas facile.
  • Cadeau ou don gratuit : payer pour avoir un cadeau, c’est pas cool.
  • Un ciel constellé d’étoiles : consteller = étoile.
  • Averse de pluie : la pluie c’est forcément une averse.
  • Bourrasques de vent : une bourrasque, c’est déjà du vent, mais je n’espère pas que ce soit le cas de cet article !
  • Être devant une double alternative : en français, une alternative est une situation dans laquelle deux choix s’offrent, pas plus.
  • Hémorragie sanguine : de quoi d’autre peut-on saigner, à part du sang ?
  • S’esclaffer de rire : on peut s’esclaffer de ce pléonasme, mais ce sera de rire de toute façon ! S’esclaffer = pouffer, donc de rire.
  • Un haut building : un building peut être plus petit qu’un autre, certes, mais il reste de toute façon haut.
  • Des précédents par le passé : tout ce qui arrivera demain n’est pas vraiment un précédent.

Nous espérons que cette liste de formules à éviter vous aura aidé ou inspiré.

 

Nous vous invitons à partager vos trouvailles dans les commentaires afin d’en faire profiter tous les lecteurs !