L’ombre du fou rire et du réalisme cynique

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Paris sous la neige ? Des Québécois morts de rire !

 

Une vidéo qui tourne sur le web a été vue à plus de 2.500.000 fois ! L’amitié qui unit la France au Québec est indéfectible !  Et, comme qui aime bien, châtie bien, des Québécois se sont amusés à se moquer, gentiment, de leurs amis européens en commentant une séquence du 20 heures de France 2 dans laquelle une journaliste décrit des scènes de panique générale causée par la poudreuse.

« C’est toi, en plein milieu de l’autoroute qui bloque le chemin », se moque la voix masculine devant le reportage d’une journaliste sur la Nationale 118 où des usagers sont restés bloqués dans la nuit de mardi à mercredi. « Mais qu’est-ce qu’ils déneigent ? De la poussière ? », poursuit-il hilare.

Devant leur écran, les trublions se marrent devant ces images, estimant que « Ce n’est même pas de la neige (…) de neige quoi ? De la poussière ! (…) Ça ne m’étonne pas qu’ils deviennent dingues quand ils débarquent ici ! »

Nous vous invitons à visualiser cette video : c’est tiguidou !

 

Balance ton prince !

Le Sexgate frappe de plein fouet le monde des contes de fée et l’affaire semble sérieuse : ils vécurent tous heureux et violents. C’est ce que soutient Sarah Hall, une mère anglaise qui demande que la fable de la Belle au bois dormant soit supprimée des libres pour enfants dans la classe de son fils. Selon cette britannique qui explore des nouveaux territoires à inféoder au politiquement correct la jeune fille endormie dans le bois aurait subi des violences de la part du prince charmant… pas si charmant que ça donc ! Ce dernier, d’après cette chasseuse de tête d’agresseur, aurait profité de l’état d’inconscience temporaire (rien qu’une centaine d’années) de la belle pour lui extorquer un baiser sans son consentement.

Les témoignages iconographiques ne manquent pas : tous connaissent le dessin dans lequel ce porc blasonné se penche furtivement et avec satisfaction sur le visage de la princesse en catalepsie et pose ses lèvres sur celles de la jeune fille. Le fait qu’il n’ait pas usé de son titre princier comme moyen de pression et qu’ensuite il ait épousé dans les formes la demoiselle ne vaut pas comme circonstances atténuantes pour cet homme arrogant, prototype de cet harcèlement sexuel qui a toujours pollué le monde des fables.

La Belle au bois dormant est un personnage de fantaisie mais Sarah Hall est bien vivante et réelle et elle s’est mise en tête de faire interdire ce conte de fée, inventé par l’italien Giambattista Basile au XVIIe siècle et ensuite repris, avec des variances, par Charles Perrault, les frères Grimm, Italo Calvino et Walt Disney. 

Sur Twitter, cette maman de deux enfants a publié une photo du livre en question en écrivant : « Je vais vous dire, tant que nous verrons des histoires comme ça à l’école, nous n’allons jamais changer les mauvaises attitudes enracinées dans le comportement sexuel. Sarah Hall a également écrit un mot dans le carnet de correspondance de son fils et contacté l’école pour demander que le livre ne soit plus étudié dans les plus petites classes.

Interrogée par la BBC, la mère explique que, selon elle, les contes véhiculent de mauvais messages. Puisque le prince embrasse la Belle au bois dormant pour la réveiller, le baiser n’est pas consenti, estime-t-elle. « Je pense que ce conte traite aussi de comportement sexuel et de consentement. Il montre à quel point ce type de comportement est ancré dans notre société. »

Pourtant ces histoires font partie de la culture, grâce aux contes, les enfants apprennent ce qu’est l’amour, la haine, la jalousie ou l’amitié, et que ces derniers renforcent leur imagination et leur fantaisie.

A bas donc la culture des contes de fée, des chastes baisers des princes charmants, des belles innocentes amoureuses, pour cause de harcèlement sexuel… dans un monde qui encourage la porno-culture…

Il y avait une fois ? Non il y a aujourd’hui… une folie collective !

Quizz :Jeux olympiques 2018

Le studio France Télévisions a récemment dévoilé une amusante publicité pour les Jeux olympiques d’hiver de 2018 qui seront célébrés du 9 au 25 février à Pyeongchang, en Corée du Sud. On remarque rapidement une ambiance pour le moins inhabituelle durant ces JO. En effet, les sportifs, les spectateurs et les journalistes tiennent à rester silencieux, et cela même dans les moments euphoriques de la victoire.

 

Et bien avant vous vous souvenez :

 

Connaissez-vous le Beer Mile ?

Corey Bellemore a battu le record du « Beer Mile1600 m », soit :

1 bière cul sec tous les 400 m… Et regardez le temps qu’il a mis !

Voici un sport qui devrait motiver les moins actifs : le Beer Mile.

C’est une discipline sportive à part entière, à mi-chemin entre l’athlétisme et l’apéro. Le principe est simple : une course de 1600 m sur une piste d’athlétisme, mais avec une bière à consommer tous les 400 m (dont une dès le départ, bien sûr !).

Ce sport d’un genre spécial a ses aficionados, et ses légendes. L’une d’entre elles a encore frappé le week-end dernier. Corey Bellemore a battu son propre record du monde en terminant à 4.33.6, laissant le concurrent se classant deuxième à plus de 30 secondes.

Vous vous sentez prêt pour le Beer Mile?

 

 

La #géométrie sacrée et la divine #proportion !

Tout d’abord observez:

Le nombre d’or, qui régit le rapport harmonieux entre les parties et le tout, est un exemple frappant d’idée mathématique : un concept simple, presque primitif, qui se retrouve partout autour de nous.
Pourquoi porte-t-il des noms aussi prestigieux que le « nombre d’or » ou la « divine proportion » ? S’agirait-il d’un joyau ou d’une oeuvre véritablement divine ? La lettre grecque Phi lui a même été attribuée, comme la lettre Pi est associée à son vieil ami et concurrent 3,1415926535…

Ce nombre fascine depuis très longtemps. Il suffit de taper « golden mean » sur Google pour être frappé par la diversité des sites qui se l’approprient. On le voit partout, dans la philosophie, la spiritualité, l’art, l’économie et… dans les mathématiques. A vrai dire, les mathématiciens professionnels sont un peu agacés par la popularité de « leur » nombre d’or ; ce sont eux qui l’ont découvert (ou inventé ?), et voilà qu’il échappe à leur contrôle !

Beaucoup considèrent qu’on exagère son importance dans le domaine de l’esthétique et que le rôle mystique qu’on lui attribue est une imposture. Ils préfèrent se limiter à son aspect purement mathématique, et une revue tout à fait respectable – The Fibonacci Quarterly – est d’ailleurs presque entièrement consacrée à un thème très proche de Phi : la suite de Fibonacci. Les mathématiques contemporaines manipulent le plus souvent des objets bien plus élaborés, et Phi apparaît plutôt comme un souvenir d’un passé très lointain. Les mathématiciens ont cependant le sens de l’histoire de leur discipline et regardent cette « vieillerie » avec tendresse.

Henri Poincaré affirmait que « la mathématique est l’art de donner le même nom à des choses différentes ». Le nombre d’or réunit toute une multitude de phénomènes. Le coeur de l’explication commune avait déjà été explicité par Euclide il y a plus de deux mille ans. Lorsqu’on décompose un objet en deux parties inégales, on dit que la proportion est divine, ou dorée, si le rapport entre la grande partie et la petite est le même que le rapport entre le tout et la grande partie. La simplicité de cette définition explique l’omniprésence de Phi. On le rencontre dans la croissance des populations de lapins, décrite par Fibonacci au Moyen Age, dans les proportions qui régissent le pentagone régulier ou dans celles du Parthénon.

De ce point de vue, le nombre d’or apparaît comme l’un des exemples les plus frappants d’une idée mathématique : un concept simple, presque primitif, qui se retrouve partout autour de nous. C’est à ce titre que le nombre d’or a droit de cité dans le paysage mathématique. Je choisis un nombre au hasard d’une quinzaine de chiffres, comme 5 387 565 581 098 724 par exemple. Pourrait-on écrire un livre sur ce nombre ? Certainement pas ! Ce nombre ne parle que de lui-même, il n’est relié à aucune idée, il ne permet pas de comprendre « des choses différentes ».

PERCEPTION DE L’ESPACE

Dans l’univers des nombres, certains sont plus riches que d’autres. Certains sont utiles, d’autres sont attachants, mais l’immense majorité n’a pas grand intérêt.

Le monde qui nous entoure est peuplé de rectangles de toutes sortes. Quelques-uns sont dans la nature mais la plupart sont construits par l’homme, qui doit cependant se plier aux lois naturelles. Le fil à plomb est perpendiculaire à l’horizontale et il est bien commode de construire des maisons dont les murs sont rectangulaires… Il se trouve que beaucoup de ces rectangles sont dorés : le rapport entre longueur et largeur est égal à Phi. Pour vérifier qu’un rectangle situé devant vous est bien doré, rien n’est plus facile. Sortez votre carte de crédit (ou votre carte Vitale, ou de bibliothèque !), et essayez de masquer le rectangle en plaçant la carte devant vos yeux. Si le rectangle est exactement masqué par la carte, il est doré ! La prédominance de ces rectangles d’or est-elle un fait acquis ou une illusion ? Ce n’est pas clair. Après tout, on voit aussi beaucoup d’autres formes de rectangles qui ne sont pas dorés, comme par exemple les feuilles au format A4 ou encore les carrés.

Dans les musées d’art, cette abondance ne fait pourtant aucun doute ; beaucoup de tableaux ont des proportions divines. Certains pensent que nous avons une préférence innée pour l’esthétique du rectangle d’or.

Les mathématiques influenceraient elles notre sens esthétique. L’artiste qui choisit ce format pour une toile ne le fait pas parce qu’il considère que ce rectangle est « beau ». De manière consciente ou inconsciente, il sait que cette proportion « contient » plus de deux mille ans de mathématiques et de réflexion sur l’harmonie et sur les liens qui unissent les nombres et notre perception de l’espace.

Avant même de commencer à peindre, le tableau a déjà du contenu ; il fait partie d’une histoire et d’une culture. En filigrane, on peut deviner la présence du passé ; Euclide, Fibonacci, Léonard de Vinci, Kepler, Escher et tant d’autres sont présents…

Source LeMonde